2 mai 2017

Que voir à Budapest ?

Récit d'un voyage à Budapest, Hongrie en avril 2015.


Oktogon et transports publics

Départ avec problème sur le RER B, mais que 20 min de retard sur la durée prévue pour CDG. A l'enregistrement, problème de machine, je me retrouve avec une carte d'embarquement papier, écrite au stylo par la dame d'Air France (grand succès de la photo sur Facebook). Dentifrice et autres flacons passent à la sécurité, qui fouille tout le monde.

L'avion A319 est bondé, pas moyen d'être à côté du camarade qui m’accompagne. De toute façon je dors. La "collation" Air France est un mini sandwich jambon-fromage au pain au lait, avec boisson. Je prends un jus de tomate, parce que je suis dans l'avion. C'est franchement salé. Le magazine de l'aéroport est pas mal, quelques articles sur des sorties à Paris. A l'atterrissage, je vois Budapest et surtout le Parlement, tout éclairé, on dirait une maquette.

A la sortie de l'avion, un distributeur nous donne de l'argent en très grosses coupures (billet de 20 000) difficile à caser. Le premier bus est facilement trouvé, mais doit nous amener au métro 3 qui "has ended its service for today", donc on se rabat sur le premier bus de nuit qu'on trouve pour aller vers le centre-ville. A 23h30, c'est un peu sinistre. Tous les éclairages sont oranges. On arrive à Oktogon après qu'un hongrois nous ait signalé quand descendre. On marche 5 min et on arrive à l'auberge de jeunesse, dont l'entrée est très discrète. Le réceptionniste est grand chauve avec un anglais impeccable. Lits superposés dans un dortoir de 4 lits, la fenêtre donne sur Oktogon, couette correcte et oreiller un peu fin, mais ça fait l'affaire.
La place Oktogon de Budapest
La place Oktogon de Budapest

Départ raté de Budapest pour Bratislava

Lever à 7h, douche rapide. Un de mes flacons a coulé dans l'avion et parfume le reste. Surprise surtout sur la brosse à dents... Le petit dej est du pain blanc avec margarine et confitures, café et céréales. Tout le monde regarde son assiette, une canadienne tatouée au bras droit discute un peu et recommande les visites guidées indiquées sur le plan. Malgré un départ à 8h25, on se dépêche pour prendre le métro pour la gare routière. Costa Coffee, Burger King et McDo un peu partout.

Burger King à Budapest Baross tér
Burger King à Budapest Baross tér
Le métro est typique : bornes de validation isolées sans barrières, mais vigiles tous les 10 mètres pour surveiller. Des témoins de Jéhova à chaque station, parfois des stands du Jobbik. Sur les plans de ligne, il y a le temps de parcours théorique pour chaque station, et sur le quai un délai d'arrivée à 30 sec près. Le métro ressemble à un train de banlieue de Paris un peu vieilli, il y a des poignées pour se tenir à hauteur de tête, et avoir une pub Dell sous le nez. 

Les 20 min de trajet prévues sont trop courtes, en plus du retard léger du métro. On arrive à 9h pile à la gare routière, on sort du mauvais côté, on demande à l'accueil qui nous indique d'aller à l'opposée. Pas de car jaune en vue, on l'a raté. On se lamente avec un couple de jeunes japonais francophones, déjà repérés dans le métro. Retour à l'accueil pour trouver un comptoir Czech transport, inexistant.

De Budapest à Bratislava

Après ce léger contretemps, on trouve un plan de rattrapage avec le wifi gratuit de la station (ou d'un des cars à l'arrêt) : un train pour Bratislava à 11h25 de la gare de l'est de Budapest. On en parle aux japonais, puis on les perd de vue.
Avec un métro beaucoup plus récent, on arrive à la gare à la façade et la verrière immenses. On prend un billet à l'international office, inquiétant au début, mais la dame nous trouve sans problème le train qu'on vise, pour 6 600 (22 €, moins que prévu).
Keleti Palyaudvar de Budapest
Keleti Palyaudvar de Budapest
Après un tour rapide dans le quartier, où je repère qu'il y a la loterie nationale à tous les coins de rue (en fait des magasins d'alcool et de tabac, sans doute magasins d'état seuls agrémentés). Double hamburger + boisson à la gare (3€), on trouve nos places dans un compartiment, où il y a 3 gars qui s'alignent schnapps et bière, mais restent en fait très discrets tout le voyage. Une fois en Slovaquie, ils nous font même goûter le schnapps et la bière histoire de se détendre. Le train est de type TER régulier. La campagne hongroise / slovaque ressemble au centre de la France, collines, forêts, plaines.

Péripéties pour atteindre Bratislava

Arrivée à la gare où on trouve un bus qui a l'air de partir vers le centre, aidés par les japonais (en fait des chinois qui étudient depuis 5 ans à Paris). On comprend rien aux arrêts et on finit par descendre à 10 min du centre, marcher jusqu'à l'office du tourisme qui nous indique notre auberge. On pose les affaires pour partir en ville. Le château a des remparts qui donnent sur le Danube, le pont OVNI, la rive droite avec grandes barres d'immeubles et usines, un immense champ d'éoliennes et la vieille ville. Le chateau coûte 7€ l'entrée +2€ pour prendre des photos. Il est en fait très vide, reconstruit au 20e siècle, avec une couronne d'un des rois de Hongrie. A part quelques escaliers, aucune décoration ou autre, quasiment aucun visiteur. Décevant.
Chateau de Bratislava
Château de Bratislava

La vielle ville est charmante, bien rénovée des églises du style de Prague, quelques façades art nouveau. L'auberge est organisée en dortoirs portant des noms de peintres modernes, avec des lits superposés en enfilade. Une multiprise pour tous. Le resto en bas est correct, je teste un mélange patates, lard et fromage de chèvre, typique et recommandé. On sort dans les trois rues animées du centre, bar rock très animé mais retour à minuit. 
Toits de Bratislava, vue du château
Toits de Bratislava, vue du château

Lever 7h, un groupe de français a déjà retourné les douches pendant la nuit et se fait entendre le matin. On part 1h30 avant le car pour éviter les accidents. Petit déjeuner à la gare routière, les viennoiseries les moins toxiques en apparence, assez sèches et pas nourrissantes. Le car est moderne et confortable, avec des télés dans les dossiers, films en tchèque sous-titrés. On dort de toute façon.